Le Congo va célébrer le 62e anniversaire de son accession à la souveraineté internationale

Le Congo va célébrer aujourd’hui 15 août 2022, le 62e anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Un défilé militaire et civile est prévu comme d’habitude au boulevard du général Alfred Raoul devant le Président de la République, les membres du gouvernement, les membres du parlement et de toutes les institutions du pays, sans oublier les représentations diplomatiques et quelques invités… Après des années de colonisation, le Congo obtient son indépendance en 1960 avec pour premier chef d’État l’abbé Fulbert Youlou. Les deux décennies suivantes sont marquées par un grand nombre de tentatives de coup d’État (1963, 1968, 1977 et 1979). De 1969 à 1992, la République du Congo a porté le nom de République populaire du Congo. Le chef de l’État actuel est Denis Sassou N’Guesso, au pouvoir de 1979 à 1992, puis depuis 1997. En 1991, une conférence nationale souveraine est organisée dans le but de mettre fin au système du parti unique et d’installer la démocratie. À la suite de grèves générales, le président Sassou-Nguesso cède et des élections sont organisées. Pascal Lissouba est élu président de la République en 1992 pour un mandat de cinq ans, dont la fin est marquée par une guerre civile l’opposant à Denis Sassou-Nguesso, qui reprend le pouvoir en 1997.
Les Pygmées sont les premiers habitants du Congo.
Le pays est ensuite cible de la grande migration des Bantous, venus du nord en longeant la côte et les cours d’eau. Plusieurs royaumes, dont on ne connaît pas encore bien les origines, se succèdent ou coexistent: d’abord le Royaume de Loango (fondé entre le xe et le xiie siècle) dans toute la partie sud, le massif du Mayombe et sur la côte; Ensuite le Kongo (fondé au xiiie siècle) dans les territoires du Nord de l’Angola et du Cabinda, du sud-est de la république du Congo, l’extrémité occidentale de la république démocratique du Congo et une partie du Gabon; Enfin le jeune royaume des Tékés (fondé au xviie siècle) dans les régions des plateaux, du Pool, la Lékoumou et à l’Est du Gabon.
Les Bantous introduisent le travail du fer et construisent un réseau commercial dans le bassin du Congo.
Les premiers contacts avec les Européens ont lieu au xve siècle, et des échanges commerciaux sont rapidement établis avec les royaumes locaux. La région côtière du Loango est une source majeure durant le commerce triangulaire, c’est-à-dire la traite d’esclaves transatlantique. Lorsque celle-ci prend fin au xixe siècle, les pouvoirs bantous s’érodent pour laisser place au colonialisme.
La pénétration française débute vers 1875 avec Pierre Savorgnan de Brazza ; il atteint le fleuve Congo en 1879 en remontant le cours de l’Ogoué, jusqu’à l’embouchure de l’actuelle île Mbamou. En 1880, il fait signer un traité de souveraineté au Makoko, le roi des Tékés à Mbé et fonde un poste au village de Mfoa, qui deviendra Brazzaville en 1911.
Dans le même temps, le lieutenant de vaisseau Robert Cordier (1849-1901) explore la région du Kouilou et du Niari. Il fait signer au roi Maloango un traité qui reconnaît la souveraineté de la France sur le royaume de Loango et fonde à son tour en 1883 Pointe-Noire. En 1885, le Congo devient l’un des quatre États de l’Afrique-Équatoriale française, et Brazzaville, la capitale de l’AEF.
Les conditions très dures d’exploitation de la colonie comme la construction du chemin de fer Congo-Océan construit de 1921 à 1934 expliquent que le nationalisme se soit vite développé au Congo. Le nationalisme congolais prend réellement corps après la Seconde Guerre mondiale. Le 21 octobre 1945, les Congolais élisent le premier député congolais, Jean Félix-Tchicaya, à l’assemblée constituante de Paris. Celui-ci fonde en 1946 le Parti progressiste congolais (PPC), section congolaise du Rassemblement démocratique africain (RDA). En 1958, le référendum sur la Communauté française obtient 99 % de « oui » au Moyen-Congo. Le Congo devient une république autonome, avec Fulbert Youlou pour Premier ministre. En 1959, des troubles éclatent à Brazzaville et l’armée française intervient : Youlou est élu président de la République et le 15 août 1960, le Congo accède à l’indépendance.
La République du Congo est située en Afrique centrale. Les pays limitrophes sont le Gabon à l’ouest, le Cameroun au nord-ouest, l’Angola avec l’enclave de Cabinda au sud-ouest, la République centrafricaine au nord-nord-est et la république démocratique du Congo à l’est et au sud. Le fleuve Congo, deuxième fleuve du monde par le débit moyen après l’Amazone, forme une partie de la frontière entre la République du Congo et la RDC. L’équateur traverse le Congo ; son passage par la ville de Makoua, dans la région de la Cuvette, est matérialisé par une borne. Le pays possède une façade maritime sur l’océan Atlantique d’une longueur de 220 km.
Avec à peine plus de cinq millions d’habitants, le Congo-Brazzaville est un pays à faible densité démographique, avec en moyenne 13 hab./km2. La majeure partie de sa population est urbaine (62,2 % de la population) ; elle est concentrée dans les deux principales villes du pays, Brazzaville et Pointe-Noire, situées dans la partie sud du pays.
On distingue quatre grandes composantes au groupe bantou (97,9 % de la population). Le groupe Kongo constitue 60 % de la population, au sud et au centre du pays, dans les départements du Pool, de la Bouenza, du Niari et du Kouilou. Il rassemble douze sous-groupes ethniques, dont les Vili, les Kugnis, les Yombe, les Kamba, les Beembe, les Dondo, les Lari (50%), les Kongo de Boko, les Sundi, les Kenge et les Hangala. Le groupe Téké constitue 15 % de la population et s’étend en grande partie au nord et au sud du pays, depuis Brazzaville jusqu’à Pointe-Noire sur la côte atlantique. Ce groupe comprend entre autres, les Tékés, les Lari (50%), les Gangoulous, les Koukouyas, les Bomas, et les Tsayi. Le groupe Mbochi, constitue 10 % de la population qui rassemble : les Likouala, Likouba, Kouyou, Makoua, Bonga, Moye, Mbochi, Bobangui, Ngaré et Mboko. Ils sont implantés au nord du pays, dans la région de la Cuvette, autour d’Owando, Makoua, Mossaka et le long de nombreux fleuves poissonneux et navigables tels que la Likouala-Mossaka, le Kouyou (Kuyu), l’Alima et la Sangha. Le groupe Sangha représente 5 % de la population qui rassemble plusieurs ethnies comme les bakouélés. Il existe également d’autres groupes comme les Mbere, les Mbeti, les Lokele, les Échira (dont font partie les Punu, les Loumbou et les Bouissi), les Pygmées, les Oubanguiens, les Nzebi, les Maka et autres qui représentent près de 10% de la population.
La langue officielle de la république du Congo est le français. Le français est parlé par 56 % de la population congolaise (78 % des plus de 10 ans) soit par le pourcentage le deuxième plus élevé d’Afrique. Les deux langues nationales véhiculaires du pays sont le kikongo et le lingala.
Le Congo est divisé en douze départements:

  • Bouenza (12 260 km2), chef-lieu Madingou ;
  • Brazzaville, le chef-lieu est la ville de Brazzaville, la commune ayant le rang de département ;
  • Cuvette (74 850 km2), chef-lieu Owando ;
  • Cuvette-Ouest, chef-lieu Ewo ;
  • Kouilou (13 650 km2), chef-lieu Loango ;
  • Lékoumou (20 950 km2), chef-lieu Sibiti ;
  • Likouala (66 044 km2), chef-lieu Impfondo ;
  • Niari (25 925 km2), chef-lieu Dolisie ;
  • Plateaux (38 400 km2), chef-lieu Djambala ;
  • Pool (33 955 km2), chef-lieu Kinkala ;
  • Pointe-Noire, à 510 km de Brazzaville dont le chef-lieu est la ville du même nom (municipalité de rang départemental) ;
  • Sangha (55 795 km2), chef-lieu Ouesso.

L’économie congolaise repose principalement sur l’exploitation des hydrocarbures le long de la côte Atlantique ; cette activité représente environ 70 % des exportations du pays. Le bois représente une part importante des exportations du Congo, dont la surface est couverte de forêts à près de 60 %. Le secteur minier est actuellement en développement avec l’installation de plusieurs entreprises officiellement installées par le gouvernement.
La plus grande partie de la production agricole (manioc, fruits et légumes) est consommée localement et l’activité industrielle, peu développée, repose sur la production de biens principalement destinés à la consommation locale.
L’enlisement dans la mauvaise gouvernance et le manque de stratégie pour le développement économique et social ont fait du Congo, malgré la richesse et la diversité de ses ressources l’un des pays les plus pauvres et endettés du monde. Le Congo, par la disposition même de son territoire, possède une grande variété de cultures. La présence de nombreuses ethnies et jadis de diverses structures politiques (royaume du Kongo, royaume de Loango, royaume Teke, chefferies du Nord) a doté le pays actuel d’une grande diversité de traditions et d’autant d’expressions artistiques.
La population de la république du Congo est en grande majorité chrétienne même si les religions traditionnelles perdurent. Environ 1,6 % de la population, dont une part importante de résidents étrangers venus d’Afrique de l’Ouest, sont de confession musulmane.

Le Congo, en forme longue la République du Congo est un pays d’Afrique centrale, situé de part et d’autre de l’équateur. Le pays s’étend sur 1 500 km du nord au sud et 425 km d’est en ouest. La République du Congo est fréquemment appelée de manière informelle Congo-Brazzaville pour la distinguer de la République démocratique du Congo ou Congo-Kinshasa.
Avec un PIB de plus de 10 milliards de dollars, le Congo a une superficie de près de 342 000 kilomètres carrés.